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Au Maghreb des livres 2017: organisateurs, bénévoles

Dix mois pour préparer notre salon de février… et le temps que nous pouvons pour assurer sa valorisation après… Quelques uns d’entre nous consacrent l’année entière à notre manifestation annuelle, d’autres quelques mois, quelques semaines ou sont “sur le pont” pour les deux jours d’ouverture au public.

Parmi cette équipe, des responsables, bien peu de “salariés”, beaucoup de bénévoles; les uns ont de nombreuses années d’expérience, d’autres ont découvert le Maghreb des livres en 2017.

Kamel Daoud à la Une

 

th-4th-3Kamel Daoud nous donne envie de lire, de penser, de soupeser l’Algérie. Son roman Meursault, contre-enquête mettait le doigt sur ce qui n’est pas bon à dire (les thèmes éludés à propos du face-à-face colonial, mais aussi de la brusque décolonisation de l’Algérie en 1962). Son franc parler après le Noël de Cologne a choqué : levée de boucliers de la bien pensance d’une gauche politiquement correcte.

Nous avons pu lire Le Point du 8 février 2017 qui lui consacre sa couverture et un gros dossier. Et il reprend certains thèmes dans La grande librairie du 16 février sur la chaine 5 de la télévision. Très bientôt nous le retrouvons dans notre Maghreb des livres, où il dialogue le samedi 18 février avec Catherine Dupont Humbert de 15 heures 30 à 15 heures 45, avant de dédicacer son Mes indépendances (Actes sud) : il y reprends ses années de th-1th-2chroniques au Quotidien d’Oran. Le Point fait parler l’auteur et donne quelques pages de ces chroniques, dont nous retiendrons la perle : « Rapatrier un jour les cendres de Camus » (11 novembre 2013). Le plus précieux, c’est quand il raconte l’enfant qu’il était, alphabétisé d’abord en arabe classique, qui découvre chez son grand-père illettré, auprès de qui il vit, quelques livres en français, peut-être appartenant à son gendarme de père, à moins qu’ils ne proviennent des pieds-noirs qui les ont laissés en quittant la maison en 1962. Il découvre seul une langue qu’il doit déchiffrer dans des ouvrages dépenaillés, dont il nous dit que parfois il ne connaissait ni le titre ni l’auteur car il manquait le début, ou bien il avait le tome 2, et il trouvera le tome 1 dix ans plus tard…

Au Maghreb des livres 2017, Kamel Daoud converse avec Catherine Dupont-Humbert

Au Maghreb des livres 2017, Kamel Daoud converse avec Catherine Dupont-Humbert sur son livre “Mes indépendances

Samedi 18 février, au Maghreb des livres, il a bien dialogué avec Catherine Dupont Humbert… puis  a dédicacé son livre en faisant tanguer les services de sécurité tant le monde se pressait devant sa table.

Et nous le retrouvons à la Matinale de France Inter le mardi 21 février, où il nous redit que les adeptes de daesh sont les enfants des dictatures du monde arabe, pas des révolutions de celui-ci. Que pour les régimes autoritaires les croyants sont moins dangereux que les citoyens. Il ne contredit pas Bernard Guetta quand celui-ci lui rappelle de mot de De Gaulle:”… l’Algérie restera française comme la Gaule est restée romaine”.

 

Maghreb des livres: la nouvelle édition arrive…

Consultez le programme, l’affiche: pour un premier bilan des 18 et 19 février…

Cette année 2017, notre salon du livre a pris ses aises: outre les salons d’apparat de l’Hotel de ville de Paris, il a pu s’étendre aussi au sous-sol dans l’auditorium et la salle voisine= Salon Lacoste (heureusement second étage et sous-sol sont bien reliés par ascenseur). Les membres de Coup de soleil vivant loin de Paris ont afflué, pour participer, lire et acheter des livres, écouter nos écrivains invités… et donner de sérieux coups de main.

La visite guidée à l’Hotel de ville est disponible: http://coupdesoleil.net/blog/visite-en-images-au-maghreb-des-livres-2017/

Nous allons peu à peu vous donner toutes nos informations sur les contenus de cette manifestation, avec en avant première Kamel Daoud : http://coupdesoleil.net/blog/kamel-daoud-a-la-une/

Et puis si vous voulez un exemplaire de notre affiche, pour vous ou pour l’envoyer à vos amis, n’hésitez pas, cliquez ci-dessous:

L’affiche:

http://coupdesoleil.net/wp-content/uploads/2017/02/affichemdl2017.pdf

Et les premiers textes donnés par nos militants qui ont assisté aux manifestations:

« Juifs et Musulmans au Maghreb »: Maghreb des livres février 2017

L’Algérie en bulles: les BD au Maghreb des livres 2017

http://coupdesoleil.net/blog/4532/

Malek Chebel, Anthropologue, psychanalyste, islamologue, politologue

« Littérature algérienne : la fêlure », au Maghreb des livres 2017

« Littérature algérienne : passions et violences », au Maghreb des livres 2017

Maghreb des livres 2017

Faouzia Charfi, galette à l’AGECA

avec Faouzia Charfi, galette à l’AGECA

Causerie, mais aussi moment convivial pour tirer les rois, voir l’affiche:

http://coupdesoleil.net/wp-content/uploads/2017/01/Rencontre-débat_Faouzia-Charfi.pdf

le public à l'AGECA

le public à l’AGECA

Nous étions un petit groupe enthousiaste, pour parler de ce que serait un “islam apaisé”, terme qui bien sûr a fait discussion, mais aussi pour comprendre ce qu’est la critique moderne pour les musulmans d’aujourd’hui et ce qu’est la spécificité de la Tunisie, pays où l’éducation a pu lutter pour une déconnection du religieux vis-à-vis du politique et du scientifique. Faouzia nous a donné nombre d’exemples concrets de ces problèmes: lutter pour un statut de l’image, pour un usage de la mesure astronomique dans l’usage du calendrier religieux, lutter pour une égalité entre femme et homme dans la législation sur l’héritage. A tout

Faouzia et Georges

Faouzia et Georges

cela la lecture du livre de Faouzia contribue fortement.

Maghreb des livres hors les murs: 4 manifestations janvier 2017

En  avant-première du Maghreb des livres des 18/ 19 février 2017 à l’Hotel de ville de Paris, quatre séances centrées sur les grandes bibliothèques publiques de Paris

 samedi 14 à 17h30, bibliothèque municipale Robert-Sabatier (29 rue Hermel, 75018 Paris / M° Jules Joffrin) pour une 1ère rencontre littéraire avec Magyd Charfi, dans le cadre de notre opération « Maghreb des livres hors les murs » et de l’événement national « Nuit de la lecture » [www.nuitdelalecture.fr] : il devrait y avoir du monde… et pas des moindres !… En effet la ministre de la culture a fait plus que passer (voir l’affichehttp://coupdesoleil.net/wp-content/uploads/2017/01/Rencontre_Magyd-Cherfi.pdf Oui! la grande salle de la bibliothèque était pleine et Magyd a su enthousiasmer son public, entre autre en dialoguant, mais aussi en lisant lui-même des passages de son livre.

 – mercredi 18 à 19h30, rencontre avec notre amie Faouzia Charfi, qui viendra de Tunis pour nous présenter son dernier livre : « Sacrées questions… pour un islam d’aujourd’hui » (Odile-Jacob, janvier 2017) à la Fondation de la Maison de la Tunisie, Cité internationale universitaire (45 A boulevard Jourdan, 75014 Paris / M° Cité-universitaire). Elle l’a présenté aussi à notre séance “galette des rois” du vendredi 20 à l’AGECA, en un dialogue chaleureux avec le public http://coupdesoleil.net/blog/faouzia-charfi-galette-a-lageca/

de gauche à droite, Tahar Bekri, Bouchera Azzouz, Anouar Benmalek, bibliothèque Couronne, Paris, janvier 2017

de gauche à droite, Tahar Bekri, Bouchera Azzouz, Anouar Benmalek, bibliothèque Couronne, Paris, janvier 2017

 – samedi 21 à 16h, bibliothèque municipale Naguib-Mahfouz (66 rue des Couronnes, 75020 Paris / M° Couronnes) pour notre 2ème rencontre littéraire, avec Kaouther Adimi, dans le cadre du « MDL hors les murs » Voir l’affiche http://coupdesoleil.net/wp-content/uploads/2017/01/Rencontre_Kaouther-Adimi-1.pdf Là encore la petite salle de la bibliothèque était pleine et le dialogue avec l’auteure de qualité.

Tahar Bekri, bibliothèque Couronne, janvier 2017

Tahar Bekri, bibliothèque Couronne, janvier 2017

 – samedi 28 à 16h, bibliothèque municipale Naguib-Mahfouz pour notre 3ème et dernière rencontre littéraire du « MDL hors les murs », avec Bouchera AzzouzTahar Bekri et Anouar Benmalek. Cette dernière rencontre du mois de janvier  a été aussi une réussite. Tahar , Tunisien de Gabès, nous a dit que, comme ses textes poétiques, sa prose reposait sur une volonté poétique. Il s’agit de récits tirés de ses carnets  de notes quotidiennes, prises en particulier au cours de ses nombreux voyages. Il nous lit sa description de l’arrivée en train à Gabès où il revient après une longue absence. Il enseignait jusqu’à hier à l’Université de Nanterre la langue et la littérature arabe.

Bouchera Azzouz, ancrée dans sa banlieue parisienne, écrit (deux livres dont le premier en collaboration avec Corine Lepage) mais aussi réalise des films, dont celui que chacun a pu voir à la télévision française. Elle décrit le courage de sa mère (des mères) arrivée du “bled” vers la France, sans parler ni, bien sûr, écrire la langue de celle-ci. La solide éducation de sa mère lui a permis de surmonter dans son enfance les discriminations qu’elle a connues, en particulier à l’école. Son action actuelle est dans le milieu associatif, après une formation scientifique.

Bouchera Azzouz, Paris, bibliothèque Couronne, janvier 2017

Bouchera Azzouz, Paris, bibliothèque Couronne, janvier 2017

Anouar Benmalek, scientifique lui aussi au départ, nous dit qu’il est citoyen du monde, avec ses attaches algériennes, marocaines et… suisses (une grand-mère… acrobate dans un cirque). L’humour de Anouar, nous dit-il, lui sert à contrebalancer la dureté des thèmes qu’il aborde dans ses récits. Ceux-ci, il les écrits de plus en plus sur des sujets qui lui sont exotiques: si la shoah le hante, cela l’a conduit à découvrir le génocide des Héréros de Namibie, au début du XXe siècle, quand ce territoire était une colonie allemande.

Anouar Benmalek, bibliothèque Couronne, janvier 2017

Anouar Benmalek, bibliothèque Couronne, janvier 2017

Le dialogue entre nos trois intervenants s’oriente vers une des plaies de la France actuelle: l’islam, pas plus que les autres religions, n’y est à peu près pas enseigné en tant que réalité historique dans l’enseignement public. L’enseignement public  moderne de la langue arabe ne concerne que 7000 élèves en France… alors que l’enseignement dispensé dans les années 1980  par des maîtres payés par l’Algérie, le Maroc ou la Turquie (pour aider les jeunes à un “retour au pays” qui ne s’est pas produit) est actuellement relayé par un enseignement de l’arabe mené à l’ombre de nombreuses mosquées, sans aucun contrôle de qualité ni de contenu, théoriquement pour des rudiments de langue et essentiellement pour du catéchisme religieux: il concerne quelque 350 000 jeunes.

Une courte séquence sur Youtube, prise de vue et de son de Bouchera Azzouz https://www.youtube.com/watch?v=d-fMKPELdSQ

ÉVOLUTION DU MONDE ARABE DEPUIS LA RÉVOLUTION TUNISIENNE DE DÉCEMBRE 2010

« L’ÉVOLUTION DU MONDE ARABE DEPUIS LA RÉVOLUTION

TUNISIENNE DE DÉCEMBRE 2010 »

Maison de l’Amérique latine,

217 bd St-Germain, Paris (7ème) le samedi 10 décembre 2016, de 14h à 18h, avec :

 

Yves AUBIN de la MESSUZIÈRE, ambassadeur de France, auteur de « Monde arabe, le grand chambardement » (Plon) ;

Rachid BENZINE, enseignant-chercheur, auteur de « La République, l’Eglise et l’islam », avec Christian Delorme (Bayard) ;

Isabelle MANDRAUD, journaliste (Le Monde) chargée du Maghreb de 2010 à 2014, auteur  de « Du djihad aux urnes » (Stock) ;

c, enseignant-chercheur, auteur de « Comprendre le monde arabe » (Armand-Colin) ;

Hubert VÉDRINE, ancien ministre des affaires étrangères, auteur de « La France au défi » (Fayard) = confirmation le 3 décembre ;

Débat co-animé par Marc SÉMO (Le Monde) et Georges MORIN (Coup de soleil

 

Inscription préalable obligatoire : association@coupdesoleil.net

Participation aux frais : 5 € encaissés à l’entrée

N’hésitez pas à DIFFUSER CETTE INFORMATION dans tous vos réseaux. Merci.

Flyer à diffuser: http://coupdesoleil.net/wp-content/uploads/2016/12/plaquette-10-décembre-2016.pdf