Actualités Midi pyrénées



Bachir Dhaka à Toulouse: point sur l’Algérie 4 octobre 2019

Il nous présentera une situation qui évolue sans cesse et qui nous concerne au plus haut point. Diffusez notre affiche auprès des amis. Et rappelons que notre intérêt pour ce mouvement n’a jamais cessé: en mars et avril derniers: http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2019/03/17/lettre-dalgerie-mars-2019/ http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2019/04/16/algerie-aujourdhui-avec-les-amis-daverroes-18-avril-2019/



Pic-nic annuel des Trois soleils à Argeles sur mer, 8 septembre 2019

Picnic annuel des trois soleils chez nos amis de Perpignan

Date / Heure
Date(s) – 08/09/2019
12 h 00 min – 16 h 30 min

à Argeles sur Mer

Emplacement
Bocal de Tech 

Chaque  année, Perpignan, Montpellier ou Toulouse à tour de rôle accueille les voisins pour échanger, évaluer, faire la fête!  Un cru qui ne cesse de s’améliorer: voyez les éditions 2018 à Montpellier http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2018/10/09/vingt-ans-apres-a-montpellier/ et 2017 à Toulouse http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2017/09/05/quarante-cinq-chez-maryse-et-jean-pierre-le-pic-nic-de-coup-de-soleil-en-occitanie-devient-un-concert-de-houd/

Yamen Manaï à Toulouse 15 novembre 2019

A la librairie Autre rive, 24 Avenue Etienne Bilière, Toulouse, 19 heures le 15 novembre 2019: venez rencontrer l’auteur et dialoguer avec lui… c’est le prix 2019 du Coup de coeur de Coup de soleil

« L’AMAS ARDENT » de Yamen Manaï (2017, Editions Elysad, Tunis). Prix des 5 continents de la francophonie.

La quatrième de couverture de ce livre bien édité, comme aime à le faire Elisabeth Daldoul, parle de fable moderne à propos de ce livre. Cette comparaison est juste, on pourrait aussi évoquer un conte voltairien, qui narre une petite histoire aux personnages bien dessinés et vivants pour évoquer la grande histoire que traverse la Tunisie contemporaine.
Le Don, le personnage central, est apiculteur dans un village très pauvre, Walou, le bien nommé. Bien plus qu’apiculteur, il est l’Apiculteur, le père de ses essaims d’abeilles qu’il appelle ses filles. Cet homme bon, sage et pacifique va devoir affronter deux ennemis redoutables, des frelons asiatiques « vespa mandarinia », et une katiba de terroristes, sans parler de la bêtise et la cruauté d’une bureaucratie nuisible.
Le roman débute par un chapitre hilarant de politique pas si fiction que cela, confrontant un prince du Qafar, dans son superbe yatch, Silvio Canelloni avec qui il discute du transfert d’un grand footballeur et du renversement du dictateur Mamar, entre deux orgies… Mais surtout, le yatch transporte des dizaines de malles contenant des tenues islamistes fabriquées en Asie, qui, opportunément distribuées aux électeurs appelés à désigner le prochain gouvernement tunisien, sauraient les convaincre de bien voter. Le problème est que ces colis ont un contenu au moins aussi néfaste, des nids de frelons asiatiques, qui vont accompagner la diffusion de l’idéologie salafiste destinée à prendre le pouvoir.
Le tableau est ainsi posé de cette double prédation qui fond sur le Tunisie.
L’auteur développe un récit coloré et vivant dans lequel les humains et les lieux prennent vie sous les yeux du lecteur. La description entomologique relative aux abeilles et aux frelons est passionnante et témoigne d’un souci de documentation louable. De nombreuses scènes, comme le prêche du nouvel imam de Walou, ou la discussion dans le taxi collectif qui emmène le Don à Tunis sont comme croquées sur le vif, et le style satirique de Yamen Manai captive le lecteur. Don a jadis élevé des abeilles en Arabie saoudite pour le compte d’un noble local, et le chapitre qu’y consacre l’auteur vient nourrir la métaphore qu’il construit dans ce roman entre abeille, miel, et leur perversion par « des faux religieux et leurs rituels obscènes », bien loin de la sourate des abeilles qui est citée en tête du livre : « de leur ventre sort une liqueur, aux couleurs variées, dans laquelle il y a une guérison pour les gens. Il y a vraiment là une preuve pour des gens qui réfléchissent ».
Témoin impuissant d’abord des ravages subis par ses ruches, Don observe, comprend, va chercher de l’aide auprès de sa nièce Jannet, mariée à Tahar, doyen de l’université. Ils vont identifier l’ennemi, et Tahar et Jannet, grâce à l’argent économisé par Jannet pour le hadj, vont rechercher au Japon des reines qui ont développé une stratégie de lutte contre ce terrible prédateur. C’est l’ « amas ardent », qui donne son titre au livre : les abeilles, formées par leur reine, s’agglutinant autour des frelons, font monter la température par leurs battements d’ailes, comme elles le font pour chauffer la ruche, et tuent ainsi les frelons qui ne supportent pas la chaleur autant qu’elles.
Le Don qui saura utiliser l’ennemi frelon contre l’ennemi terroriste, dans une scène savoureuse, parviendra t’ il à armer grâce à l’ unique reine japonaise rescapée de la bêtise bureaucratique, Aya -qui signifie miracle en arabe, et beauté sauvage en japonais- ses « filles » contre leurs prédateurs ?
« Il…reprit le chemin du village, maudissant dans son cœur l’émir, sa katiba, tous les assassins et les marchands de guerres qui prostituaient dieu à leurs fins. Ce Dieu qui, par la douceur de ses abeilles, arrivait encore à le consoler de la cruauté des hommes »
On devine que la métaphore dépasse le cas des abeilles : une société chaleureuse peut-elle par là même se protéger, en les étouffant, de ceux qui veulent l’asservir ?
En refermant le livre de Yamen Manaï nous devenons tous un peu apiculteurs.

 

Son livre a reçu le renommé prix des 5 Continents. Yamen Manai, né en Tunisie en 1980, Ingénieur, est un habitué des récompenses, qui ont couronné ses livres précédents, « La marche de l’incertitude (Elyzad Poche 2010), et « La sérénade d’Ibrahim Santos » (Elyzad 2011).
Michel Wilson

(cet article provient du site de Coup de soleil Rhône-Alpes http://www.coupdesoleil-rhonealpes.fr/category/lire-ecouter-voir

Pour ! revue franco-algérienne, années 1990

Pour ! Action & solidarité avec les démocrates algériens

Pour savoir comment nous l’avons retrouvéehttp://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2019/05/31/toulouse-reims-paris-ayda-et-asma-pour-lire-marion-camarasa/

Éditorial du numéro un de Pour :

La fête est finie. Les youyous se sont tus. Les balles ne sont plus tirés en l’air mais pour tuer.

Le président Zeroual est devant un triple choix :

-Il continue sa politique d’immobilisme et attends les élections législatives qui risquent de reproduire la victoire des islamistes.

-Il choisit la négociation avec les islamistes en acceptant un certain nombre de leurs revendications et s’en est fini de tout espoir de démocratie.

-Il peut aussi s’engager dans la voix de la rupture réclamée par une grande partie de son électorat ; l’impulsion d’un renouveau politique sur la base de la lutte contre l’intégrisme et la corruption, de la remise en cause du code de la famille, d’une réforme de l’enseignement, et du principe de l’alternance politique, d’une Algérie plurielle. Alors seulement, une mobilisation de toutes les forces démocratiques et progressiste pourra peser sur ces nouvelles orientations et redonner espoir à tous ceux qui luttent contre le fascisme et l’intégrisme. (J. Porchez)

Manifeste de la revue 

Qui sommes nous ? Des citoyens français et des citoyens algériens qui vivons et travaillons en France, réunis autour d’un même projet et nous sentons tous concernés par la montée du racisme en France et de l’intégrisme islamique en Algérie. La France l’Algérie sont liées par leur histoire commune, l’importance des populations d’origine algérienne et des Français d’Algérie vivant en France, les rapports économiques et culturels privilégiés.

Devant la montée des périls tant en France qu’en Algérie, nous ne sommes pas neutre. En France le racisme et la xénophobie progressent, et l’intégrisme menace. En Algérie les forces de progrès sont prises en tenaille entre le pouvoir militaire et le camp intégriste. Une partie des forces qui se prétend démocrate pactise avec les organisations intégristes et fascisantes.

Que voulons-nous ? Rappeler avec force que l’intégrisme n’est pas une fatalité en Algérie. Combattre la pensée dominante en France qui, sous prétexte de « paix civile », prône des accords avec les intégristes au détriment de la démocratie. Soutenir les forces de progrès qui luttent pour l’instauration de la démocratie.

Comment ? En développant l’information sur la situation algérienne et ses répercussions en France. En contribuant à lutter contre la désinformation dominante. En ouvrant le bulletin au débat d’idées. (Le comité de rédaction).

Article : Surlendemains d’élections (Simon Blumenthal)

À la stupéfaction générale, le peuple algérien s’est rendu en masse dans les bureaux de vote pour l’élection présidentielle du 16 novembre. Ce seul fait constitue une réplique cinglante au clan de ceux qui, de Mehri à Ait Ahmed,ont tout tenté pour contrecarrer l’expression populaire.

Face aux menaces, « un bulletin égal une balle », ou « après l’urne le cercueil », abondamment diffusée dans toute l’Algérie, la participation massive au scrutin constitue un modèle de courage et de dignité, un véritable défi au terrorisme islamiste. Ces élections ont marqué, en quelque sorte, une irruption du peuple algérien sur la scène politique. Voilà la nouvelle donnée dont il faudra bien tirer toutes les leçons.

Il y a, au moins, deux leçons qui ressortent du scrutin. D’une part, les Algériens rejettent nettement l’intégrisme totalitaire, et d’autre pas, ils rejettent avec la même vigueur les solutions « pacifistes » de ceux qui, réunis à Rome, préconisent de fait la soumission, face aux crimes et à la terreur. Évidemment tout reste affaires.

Le danger de l’intégrisme est toujours présent, il comprit, mais pas seulement, à travers le mouvement de la société islamique, Hamas), de M. Nahnah. Il est indéniable que des coups sévères ont été portés aux groups islamistes armés par les forces de l’ordre et la résistance populaire. Mais seuls les naïfs pourraient penser que le bulletin de vote mettrait fin à leurs prétentions et leurs exactions. Les assassinats ont repris de plus belle.

Face à cette situation, force est de constater que le camp démocratique se présente encore en ordre dispersé. En aucun cas, le score réalisé par Saïd Sadi n’est représentatif de la totalité des forces républicaines de progrès. Loin de là ! Beaucoup de démocrates ont porté leurs voix sur la candidature de Zeroual, pour ramener la paix en réduisant les éléments du terrorisme, pour favoriser l’émergence de la liberté expression, du pluralisme politique et l’éclosion du débat démocratique. Le peuple ne pardonnerait pas… Ce n’est sans doute pas le même message que véhicule une partie de l’entourage présidentiel, et parmi les groupes de pression plus ou moins opportunistes qui s’agitent autour de la présidence, plus d’un rêve à une sinécure ou l’intérêt personnel prime sur celui de la nation. Ce n’est pas, à coup sûr, ce qu’a voulu exprimer le peuple algérien en se rendant dans les bureaux de vote. Et sa vigilance est en éveil. Alors que les conditions sociales sont d’une injustice criante, alors que se profilent des échéances proches, ce peuple ne pardonnerait pas aux « élite politiques » d’avoir méconnu son message et ses inspirations.

Une mère de famille algérienne à Paris : Langue arabe ou religion ?

J’ai quitté l’Algérie il y a quelques années, afin de ne pas livrer mes enfants aux griffes de l’intégrisme, à l’école algérienne, où l’on apprend à devenir terroriste. C’est avec un grand soulagement que je les ai inscrit à la communale. Mais, pensant bien faire, j’ai inscrit également l’aîné au cours d’arabe facultatif dispensée au sein de l’école le mercredi matin, jour de repos. Au bout que trois cours, surveillant le cahier d’arabe de mon fils, je me suis aperçu qu’au lieu de lui apprendre à lire et à écrire l’arabe, l’enseignante lui distillait plutôt des notion de théologie, ce qu’on ne lui demandait certainement pas. Depuis mon fils ne va plus au cours d’arabe. Il y a bien une autre enseignante, mais je ne connais pas le contenu de son cours.

Il faudrait je pense que l’éducation nationale exerce un contrôle sur les cours qui ont lieu à l’intérieur d’écoles républicaines et laïques. Farida C. Paris. PS les deux premiers numéro de pourson très bien. Continuez !

Benjamin Stora et Messali Hadj

[…] Dans le premier cas, celui des travaux sur Messali et le messalisme, on soupçonnait, peut- être à tort, quelques affinités et tropismes personnelles et politiques, à cause du long engagement de Stora chez les trotskistes, nuance Lambert, et du longue engagement de ces derniers en faveur de Messali et de son MNA pendant la guerre d’Algérie. Cette fois-ci, la recherche du tropisme doit aller plus loin, franchir l’espace et le temps. Car il est question à plusieurs reprises dans ces page d’un certains Elie Stora (père, oncle), notable israélite et SFIO, maire adjoint de Kenchela, amis de longue date de Ferhat Abbas.

J’avoue que cette discrète référence familiale ne me choque pas. La référence aurait pu être explicite, approfondi : Benjamin Stora n’est-t-il pas l’historien de la « mémoire de la guerre d’Algérie », et dans cette mémoire ne figure-t-il pas lui, sa famille, leur passé ?

L’implication, l’émotion sont présentes : la lisibilité du livre y gagne. A travers la biographie de l’auteur du manifeste du peuple algérien, 1943, du fondateur de l’UDMA, 1946, du premier président du GPRA, 1958- 1961, c’est toute l’histoire de l’Algérie du Xxe siècle qui se déroule […]

Une belle vie ardente et prudente, Plus audacieux qu’il n’y paraît et qui se termine après 1962, jusqu’à la mort, en 1965, dans l’opposition au gouvernement successif de l’Algérie. Une vie d’Algériens modernisateurs, t’es ma liste, modernise heures, Bourguiba liste, qui semble vers la fin suivre le courant majoritaire et se rapprocher de l’islamisme.

Editorial ou adieu ? Dernier n° de Pour…

C’est dur de faire un journal, sans moyens, sans subventions. Nous tenons le coup depuis six ans. Le journal a eu des hauts et des bas. Aujourd’hui nous sommes plutôt dans un creux, cela fait quatre mois que nous n’avons pas paru. Ce n’est pas le manque d’articles, d’informations, de temps : c’est le manque d’argent. Tant que nous n’avons pas l’argent pour sortir un numéro, nous attendons. Nous ne voulons pas laisser d’ardoise à notre imprimeur qui depuis le début, nous aide par ses prix et ses conditions. À titre d’information, nous avons plus de 1000 abonnés payants et notre tirage oscille rentre 3000 et 3500 exemplaires. Il est loin le temps où nous tirions à plus de 5000 exemplaires.

Malgré tout, nous avons continué, via Internet, à informer sur l’Algérie : nous avons sorti près de 400 lettres depuis octobre 1999. Chaque lettre touche près de 2000 personnes. Nous avons également commencé à construire un site Web, au milieu de l’année, et près de 10 000 personnes l’on déjà visité.

Nous voulons continuer. Nous nous sommes donné une date, juin 2002, pour faire le point sur le journal. Pourquoi juin 1002 ? Parce que lors d’une rencontre des collectif Algérie, en janvier, un certain nombre de personnes se sont engagées à verser mensuellement à Pourune certaine somme, par virement automatique. Nous avons évalué nos besoins à 5000 Fr. par mois. Nous avons reçu de plusieurs collectif Algérie des engagement pour un total de 3500 Fr. francs mensuels : Brest, Grenoble, Poitiers, Besançon, Orléans, Mont-Saint-Martin, des militant de l’ADFE, des cercles Frantz Fanon etc.. Nous pensons qu’il est maintenant facile d’atteindre notre objectif, après ces engagements, que nous remercions.

Soutenez financièrement Pour, soit par un don, soit par un engagement à nous verser mensuellement une somme, dès maintenant et jusqu’à juin 2002. Trouver de nouveaux abonnés est aussi une forme de soutien financier. L’équipe de Pours’engage, en contrepartie, à publier régulièrement le journal, huit à neuf numéros par an. À faire un compte rendu du prochain colloque, et en fonction de l’argent reçu, augmenter la pagination. La solidarité avec l’Algérie doit s’amplifier. La lutte contre l’islamisme politique, tant en Algérie qu’à travers le monde, doit se développer. Mais ce combat ne progressera que s’il est lié au combat pour la démocratie, les libertés et le développement de l’État de droit en Algérie. Sur ces bases, nous sommes malheureusement encore peu nombreux. Seul votre soutien financier peut nous permettre de continuer et de conserver notre totale indépendance.

 

Toulouse- Reims -Paris : Ayda et Asma, Pour : lire Marion Camarasa

Marion Camarasa

C’est en approfondissant l’information à partir de la revue Asma que je suis tombé sur Geneviève Azam et Michel et Marie Didier, sur Georges Rivière : mais aussi sur  Annie Rey Goldzeiger… Et tout cela grâce à Marion Camarasa (Claude Bataillon)

Le mémoire de maîtrise Ayda- Toulouse, une aventure de solidarité, de Marion Camarasa,  a été soutenu en  juin 2000 sous la direction de Djamila Amrane. http://marionca.chez-alice.fr/sommaire.htm  Remontons la filiation : Djamila Amrane (1939-2017) est en 1988 l’auteur d’une thèse de doctorat soutenue à l’Université de Reims sous la direction de Annie Rey Goldzeiger (1925-2019). Djamila Amrane résume ainsi sa thèse : « L’objectif de cette thèse est de déterminer le rôle des femmes ayant participé à la guerre de libération nationale en Algérie (1954-1962). Les archives françaises et algériennes sur ces évènements n’étant pas encore accessibles aux chercheurs. Il a donc été nécessaire de faire appel a d’autres sources. Le travail a été principalement base sur l’utilisation de deux sources encore inexploitées : le fichier du ministère algérien des anciens combattants et les témoignages oraux des militantes. Par ailleurs des journaux de l’époque ont été systématiquement dépouilles. Les données fournies par 10 949 attestations de militantisme concernant des femmes tirées du fichier des anciens combattants ont permis d’établir grâce a un traitement informatique, des statistiques fiables et de tirer des conclusions sur l’importance numérique des militantes, leur âge, leur répartition géographique, la date de leur engagement, leurs types d’activités, leur détention éventuelle et la mortalité due à la guerre. 88 entretiens de militantes ont été réalisés, enregistrés, décryptés, puis vérifiés par recoupements et recherches. L’authenticité et le vécu de ces témoignages ont apporté la dimension humaine qui manquait aux statistiques. Pour situer dans le contexte historique le rôle joue par les femmes dans la lutte. La première partie de l’étude fait le constat de la situation de la femme algérienne en 1954. Puis, après l’analyse des résultats statistiques ont été étudiés le contexte socio-culturel et les différents terrains de lutte ».

Annie Rey Goldzeiger

Djamila Amare

Lire la thèsede Marion Camarasa sur Ayda  est passionnant pour qui s’intéresse au militantisme franco-maghrébin à Toulouse. Pour donner l’eau à la bouche au lecteur, j’ai glané un peu. La naissance de Ayda est facilitée en ces temps pré-informatiques par la diffusion de l’information par fax et pendant les quatre ans de vie de l’association (1995- 98) elle tourne entre 200 et 300 adhérents, dont l’essentiel à Toulouse et environs. Ayda a vécu essentiellement grâce aux 50 000 f annuels de subvention du Conseil départemental de Haute Garonne. Deux librairies soutiennent l’action : Ombre Blanche et La Renaissance. A l’Université de Toulouse le Mirail, sont impliqués principalement trois centres : Groupe Simone (études féministes), Analyse du Monde arabe, Groupe de recherche en histoire immédiate. Parmi les innombrables thèmes des manifestations (sous forme de conférences, expositions, concerts, etc.) deux sont centraux : l’émancipation des femmes, l’émigration algérienne.

Pour nous l’édition de la revue Asma est essentielle pour comprendre Ayda : même si seulement six numéros ont été produits, ils ont été tirés à 1500 exemplaires et la publication a eu 137 abonnés, dans cette Occitanie dont le centre est Toulouse.

Revenons à Marion Camarasa : nous retrouvons sa trace au Québec… où elle travaille sur l’émigration algérienne dans ce pays http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2007/10/27/6678596.html

La revue Pour, quel drôle de nom ! Oui, c’est par Georges Rivière que nous avons appris son existence. Avec un nom pareil, la retrouver grâce au moteur de recherche d’un catalogue de bibliothèque est un travail policier…que sait faire un bibliothécaire de la Bibliothèque nationale. C’est là que j’ai appris que la Bibliothèque Nationale avait quelques numéros de Pour, mais que pour une raison mystérieuse ils n’étaient pas consultables. Déception ! Mais ce même bibliothécaire m’a appris qu’une collection à peu près complète existait à la BDIC (Bibliothèque de documentation internationale contemporaine) sur le campus universitaire de Nanterre. Là, accueil rapide et sympathique, et très vite je peux photographier les pages qui me permettent de vous faire connaître ce qui fut un outil  essentiel de la solidarité franco-algérienne de la décennie noire. Une revue parisienne qui, elle, a « tenu » quelque cinq ans (jusqu’en 1999), dont nous parle aussi Marion Camarasa.

Retrouvez la revue Pourhttp://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2019/05/31/pour-revue-franco-algerienne-annees-1990/

Retrouvez la revue Asma:http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2019/03/17/asma-memoire-toulousaine-de-lalgerie/

Asma N° 5

Notre travail sur la revue ASMA a permis de récupérer cinq numéros, qui forment un ensemble :

http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2019/03/17/asma-memoire-toulousaine-de-lalgerie/

http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2019/03/21/asma-n-2/

http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2019/05/28/asma-n-3-2/

http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2019/05/28/asma-n-4/

http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/?s=asma

Septembre 1996 N°5, Prix de soutien 15f

LEZZAYER ALGERIE

TUGDUT DÉMOCRATIE

TAMSETLA SOLIDARITÉ

SOMMAIRE

Dossier mémoire

Le 17 octobre 1961

Amnésie quand tu nous tiens…

… et le 17 octobre 1996, solidarités

La constitution algérienne

Synthèse et positions des principales forces politiques.
Un appel d’associations de femmes.
France, terre d‘asile ?
Algériens, un cas à part.

INTERVIEW; L’unité dans la différence

M.Z.K. : Comme d’habitude. Vous voilà présent aux «poésiades» ?  Youcef Sebti : Je crois qu’il y a là une tradition qu’il y a lieu de préserver. Le festival est à sa 4e édition, et c’est tout à fait intéressant de ne pas le laisser tomber. D’autant qu’il y a de la part de ses organisateurs (Association Culturel «Soumman») une volonté de faire que l’unité et la différence s’y manifestent de façon tolérante et décontractée.

M.Z.K. : Mais, enfin, ce festival a-t-il quelque chose de particulier ? S. : II s’est déroulé dans une situation un peu particulière (1 mois après l’assassinat du Président Boudiaf…), et c’est un peu là sa gageure. Comparativement à ce que j’ai vécu en 1989, il y a comme des politesses que l’on s’est faites cette fois-ci. En 1989, les frictions fraternellement poétiques étaient plus présentes. Peut-être que l’ambiance d’aujourd’hui à quelque chose à y voire.

Asma N° 4

Notre travail sur la revue ASMA a permis de récupérer cinq numéros, qui forment un ensemble :

http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2019/03/17/asma-memoire-toulousaine-de-lalgerie/

http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2019/03/21/asma-n-2/

http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2019/05/28/asma-n-3-2/

http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2019/05/28/asma-n-4/

http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/?s=asma

ETE 1996 N°4 prix de soutien 15 Fr.

LEZZAYER      ALGERIE
TUGDUT        DEMOCRATIE

TAMSETLA    SOLIDARITE

 

SOMMAIRE

Ce dernier numéro avant l’été, nous l’avons en partie consacré à l’économie algérienne. Autour des éco-dernières et de quelques chiffres significatifs, le processus de paupérisationde l’Algérie (p.2) est analysé, en dépit (ou à cause) du satisfecit du FMI(p.3). Étranges collusions des forces intérieures et extérieures au pays, dans un contexte de réformes calquées sur les diktats libéraux, qui font passer d’un État entrepreneur à un Etat marchand(p.4). À qui profite la dette? Se demande Farida G. en pointant du doigt à quel point « le Tiers-Monde finance le Nord. (p.5). Après un bref point d’information sur ce que sont Patronat et forces syndicales algériennes(p.5) Asma donne la parole à un journaliste qui revient de Médéa, Au-dessous des brouillards de Tibhrineoù ont été assassinés les prêtres chrétiens (p.7). L’arrêt de l’utilisation du religieux à des fins politiques, Une insulte à l’Islam(p.7), est un des éléments du Mémorandumproposé par le Président Zéroual (p.8). Une synthèse reprise de Alger Info International permet de comprendre les Réactions des principales forces politiques en présence(p.7). En France, pendant ce temps, les réseaux de solidarité avec la démocratie algérienne semblent se diriger vers des projets fédérateurs, comme le montre la naissance d’une coordination grand sud« Pour une Algérie démocratique », la rencontre de Paris, (p.8) et l’Appel en solidarité avec les journalistes algériens(p.9). Asma s’achève avec quelques pages culturellesqui mettent en valeur une pensée et une création qui, en dépit de l’exil et le la mort, continuent à être fécondes. Un dernier mot avant que les coups de soleil ne vous accablent la légèreté et la fraîcheur des flots méditerranéens où les amoureux s’étreignent est pour une multitude d’entre nous le mirage qui cache une véritable mer de plomb. Merci à vous tou(te)s de nous accompagner encore pendant ces quelques mois.

Asma N° 3

Notre travail sur la revue ASMA a permis de récupérer cinq numéros, qui forment un ensemble :

http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2019/03/17/asma-memoire-toulousaine-de-lalgerie/

http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2019/03/21/asma-n-2/

http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2019/05/28/asma-n-3-2/

http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2019/05/28/asma-n-4/

http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/?s=asma

MARS 1996 N°3 Prix de soutien * 15

ASMA POUR LA DEMOCRATIE EN ALGÉRIE

LEZZAYER ALGÉRIE
TUGDUT DÉMOCRATIE
TAMSETLA SOLIDARITÉ

SOMMAIRE:

Les femmes au cœur de la revendication démocratique
Algérie : quelques repères sur le mouvement des femmes

L’écartèlement : l’égalité, un droit reconnu par la constitution
Au-delà du code de la famille
Lettre ouverte des associations au Président de la République
Quelques articles du code de la famille (extraits de la revue «Pour »)

Au cœur de la lutte pour la démocratie

 


LA LUTTE DES FEMMES

Aujourd’hui la question de « l’enjeu démocratique » est la  question cruciale. Nous sommes nombreux et toujours plus nombreux à lutter pour que la démocratie l’emporte dans ce déchaînement sanglant que vit l’Algérie. On ne peut se représenter à l’étranger et en France en particulier l’horreur ni l’ampleur de ce déchaînement sanglant compte tenu du caractère parcellaire et partial qui domine au niveau de la majorité des médias internationaux. Évoquer l’enjeu démocratique c’est se situer au centre des confrontations…

littérature algérienne à la Librairie Biffures, 14 mai 2019 19h

Nous avons écouté des lectures de textes, discuté sur les écrivains… et notez l’adresse: Librairie Biffures, 22 Avenue Jean Rieux Toulouse

Ecrivains sélectionnés:

Yahia Belaskri (Les fils du jour): La conquête de l’Algérie et la saga d’une tribu des hautes plaines entre Tlemcen et la frontière marocaine http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2019/06/23/2083/

Anouar Benmalek (L’année de la putain): la société algérienne actuelle (voir le texte: http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2019/05/16/anouar-benmalek-lannee-de-la-putain-lecture-a-toulouse/

Assia Djebar: un hommage à une écrivaine disparue qui montre dans une Algérie coloniale la famille d’un instituteur prise entre modernité et traditions (voir notre dossier antérieur contenant le texte « La carte postale » http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/?s=assia+Djebar

Brigitte Giraud: La guerre d’Algérie, un point de vue original

Faïza Guène (millenium blues) : Le monde du XXIe siècle pour une jeune femme française « issue de l’immigration »

Zahia Rahmani : Les harkis et leurs enfants

Alice Zeniter (L’art de perdre) : Les harkis et leurs enfants (voir les textes: http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2019/05/16/alice-zeniter-lart-de-perdre-en-lecture-a-toulouse/

Film: Résistantes, Tournefeuille Utopie 1er avril 20h30

A ne pas manquer, ce film documentaire  « joué » par trois femmes qui ont participé  au FLN dans la guerre d’Algérie. Au cinémaUtopia, unique présentation  avec la participation de la réalisatrice. Retenez vos place…

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19582341&cfilm=269018.html

 

 

et le commentaire de nos amis lyonnais sur ce film

« RESISTANTES », film de la réalisatrice Fatima Sissani 2019