On aime,on soutient



Pour Juan Goytisolo, Casablanca 16 février 2018

Hommage à l’écrivain Juan Goytisolo( Barcelone 1931, Marrakech, le 4 juin 2017)
Par Mohammed Habib Samrakandi, Directeur de la revue Horizons Maghrébins( Université de Toulouse Jean Jaurès) et Mohammed Saad Eddine El Yamani ( universitaire, traducteur des écrits de Juan Goytisolo)
Séance du vendre »di 16 février 2018- de 17h 30 à 19h
Lieu : SALON INTERNATIONAL DU LIVRE DE CASABLANCA
 » Les animateurs de la revue Horizons Maghrébins ont fondé une solide amitié et complicité intellectuelle avec l’écrivain espagnol Juan Goytisolo. Sa disparition constitue une grande perte pour les lettres hispaniques et pour celle et ceux qui ont admiré son approche originale, branche vivante de l’arabre de la littérature, dont il fut le continauteur.
Mohammed Habib Samrakandi Mohammed, Ibrahim El Khatib Mohammed Saad Eddine El Yamani aborderont deux aspects majeurs de l’oeuvre de Juan Goytisolo : sa défense des minorités et des justes causes à travers le monde( Tchétchènes, palestiniens, gitans…) et la sauvegarde du Patrimoine Oral et Immatériel de l’Humanité( comme fut le cas du Classement de la Place de Jâmaa al Fnâ, inscrite sur la liste représentative du Patrimoine Culturel-Immatériel de l’Humanité).
Juan Goytisolo a fait connaître la civilisation arabo-musulamne dans ses triples aspects : arabe, persan et turco-ottoman. Son oeuvre universelle est désormais fait partie du patrimoine maghrébin. Son oeuvre aura toute sa place dans les années à venir dans nos manuels scolaires et dans nos programmes universitaires. »

Nouvel an berbère, à Toulouse

Nos amis… amis d’Averroès organisent la fête le 27 javier à l’espace Laïcité- diversité rue d’Aubusson à Toulouse: beau programme: Soirée berbère1

Vernissage: Yamou à Toulouse, Université Jean Jaurès

Vous êtes cordialement invité/e/s à l’ouverture de l’exposition de Yamou, qui célèbre l’anniversaire du CIAM à l’Université jean Jaurès de Toulouse: cliquez ici pour le carton d’invitation:

Carton_invitation_expo_YAMOU-Web

Tunisie, Maroc, histoire de la colonisation

Trois séances importantes sur Histoire et mémoire de la colonisation (Tunisie Maroc) 15 novembre 2017, 12 décembre 2017, 19 janvier 2018

http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/wp-content/uploads/sites/12/2017/11/171115-Tunisie.pdf

 

Islam pour mémoire, 4-7 novembre, région toulousaine

im.phpFoix (09), L’Estive – Samedi 4 novembre en présence de la réalisatrice. /• Toulouse (31), L’American Cosmograph – Dimanche 5 novembre en présence de la réalisatrice. Séance organisée en partenariat avec la librairie Terra Nova./ • Toulouse (31), ESAV – Lundi 6 novembre en présence de la réalisatrice. Séance organisée dans le cadre du Mois du Film Documentaire./ • Albi (81), Cinéma de la Scène Nationale d’Albi – Lundi 6 novembre en présence de la réalisatrice. /• Toulouse (31), Utopia Tournefeuille – Mardi 7 novembre en présence de la réalisatrice. / Séance organisée avec le soutien de la Ligue des Droits de l’Homme – Section de Toulouse./

Couscous: apprendre 24/ 27 octobre 2017… en musique

Unknown-3Programme de formation à la préparation du COUSCOUS (Clôture musicale avec Marc Loopuyt)

à Toulouse, du mardi 24 octobre au vendredi 27 octobre 2017

(voir le compte-rendu de la séance du 26 octobre à la librairie Ombre blanche par Marc: http://coupdesoleil.net/midi-pyrenees/2017/11/03/marc-a-participe-au-stage-couscous-a-la-librairie-ombre-blanche-de-toulouse/

Le mardi 24 octobre de 12h 45 à 13h 45 : spectacle danse à la Fabrique culturelle des Musulmans ouighours par Mukaddas et projection de documentaire sur les confréries ouighours

I- Début de la formation : Le mardi de 15h-17h

1-présentation des objectifs du stage par Mohammed Habib Samrakandi ;

2- Echange avec Mohamed Oubahli, à partir de la brochure de l’entretien ( parcours personnel- parcours scientifique)

3- Présentation des trois publications d’Horizons Maghrébins : Manger au Maghreb et échange à partir des lectures des stagiaires

4- Conclusion : distribution de la bibliographie sur les recettes de couscous et échanges avec Mohamed Oubahli sur sa conclusion : vers une recherche systématique de l’histoire de l’alimentation en Méditerranée : le cas du Maghreb

II- Mercredi 25 octobre 2017

Prise de repas au Restaurant Ennador au choix : de 12h à 13h 45

1- Au choix : Couscous marocain aux légumes ( +viande d’agneau) [ 11 € le repas] ou Poulet Yassa [ Plat sénégalais] : [ 11 € le repas]

2- échange autour des deux repas avec Mohamed Oubahli ( interrogé par les stagiaires et les étudiants de l’Option : Anthropologie Cultures du Monde. Enseignant : Mohammed Habib Samrakandi( Anthropologue du fait religieux, Directeur de la revue Horizons Maghrébins)

Unknown-43- Séminaire sur l’anthropologie de l’alimentation :

14h-15h  Mohammed Habib Samrakandi, Alimentation frugale en milieu confrérique sénégalais : l’exemple de la branche tidjane de Mbour -Enquête sur les adeptes tidjanes de Mantes-la-Jolie( Anthropologue du fait confrérique, Directeur de la revue Horizons Maghrébins, UT2J)

15h-16h   Mohamed Oubahli, Introduction des légumes au Maghreb : le cas de la tomate et de la pomme de terre (Historien de l’alimentation en Occident musulman, Docteur/EHESS)

Jeudi 26 octobre 2017

9h 30 à 11h : Flâner au Marché hebdomadaire du quartier de la Reynerie; Choix collectif ( avec les stagiaires) des sept légumes pour Couscous. Visite commentée sous la direction de Mohamed Oubahli

13h 30-18h Préparation du couscous avec les stagiaires

Terrorisme: lire Libération et discuter

Cyril Dion, journaliste

Cyril Dion, journaliste

Le terrorisme se nourrit de l’humiliation Par CYRIL DION, Ecrivain, réalisateur

Marc nous propose de lire et de discuter…

Qu’est-ce que la jeunesse, dont la culture a été rabaissée par la colonisation politique, puis économique de l’Occident, peut envisager pour redresser la tête? C’est une question que l’on doit se poser si l’on veut espérer en finir avec le fanatisme.

Il y a quatorze ans, dans la grande salle d’un château suranné surplombant le lac de Montreux, le chef du protocole de Yasser Arafat se tenait au milieu d’un cercle de diplomates, de religieux, de responsables politiques, d’universitaires, de théologiens, israéliens, palestiniens, algériens, français, anglais, suisses, américains… J’avais 24 ans et j’organisais, avec la fondation Hommes de parole, des congrès pour relancer le processus de paix au Proche-Orient. Arrivé avec une journée de retard, l’homme nous racontait de quelle façon il avait quitté la Palestine pour nous rejoindre. L’exfiltration clandestine par l’Egypte, les contorsions pour ramper sous la clôture barbelée (il était obèse), la nuit passée à même le sol du désert, les heures de marche, l’auto-stop, pour finalement parvenir aéroport du Caire, puis à celui de Genève, puis prendre le train à nouveau jusqu’à Lausanne, puis encore dans la montagne helvète et finalement se retrouver parmi nous. Ereinté. Poisseux. Malodorant. Après trois jours de voyage.

Nous qui n’avions eu qu’un train ou un avion à attraper, dans lequel nous avions certainement lu, dormi. Où l’on nous avait peut-titre servi un «snack» et des «rafraîchissements » et nous avait menés à bon port en quelques heures à peine. J’étais jeune, ignorant. Je pensais qu’il cherchait à justifier son retard. En réalité, il nous signifiait qu’à l’heure d’entamer les discussions de paix, nous n’étions déjà plus sur un pied d’égalité. Nous ne l’avions jamais été.

A cette époque (entre 2003 et 2006), je séjournais régulièrement à Tel-Aviv, Jérusalem, Ramallah, et je passais parfois par Hébron, Haïfa, Gaza, Bethleem… Vu de l’extérieur, Israël me paraissait un pays en guerre. De l’intérieur, il ressemblait exactement a ce que nous vivons aujourd’hui en France: des militaires patrouillant, des hommes et des femmes sur le qui-vive mais ayant intégré la possibilité d’un attentat dans leur quotidien. La relation qu’Israël entretient avec les Territoires palestiniens a, à mon sens, beaucoup de similitude avec celle qu’entretient l’Occident avec les pays qui ont exporté sur son sol le terrorisme. Et malheureusement, cette histoire est abondamment nourrie de domination, de colonisation, d’humiliation.

Dans leur excellent livre l‘Invention tragique du Moyen-Orient, Jean-Paul Chagnollaud et Pierre Blanc (Editions Autrement, 18,90 euros) retracent les circonstances qui ont conduit le Royaume-Uni et la France a démanteler l’Empire ottoman à la fin de la Première Guerre mondiale, traçant des frontières souvent arbitraires et peu regardantes des cohérences ethniques, culturelles locales. Ils expliquent à quel point ce découpage hautement stratégique, cette humiliation en règle des populations de la région et du pouvoir ottoman (qui n’est pas sans rappeler celle infligée par le traité de Versailles) a non seulement contribué à construire un ressentiment grandissant mais une véritable poudrière.

Pendant des années, le conflit israélo-palestinien a été le symbole le plus visible de cette tragique recomposition historique. Dès les années 30, les Palestiniens et les Kurdes furent les grands oubliés du partage territorial et politique. Mais après les grands mouvements de décolonisation, l’envahisseur européen, le colon, fut désormais symbolisé par Israël. État dont l’Occident avait impose la présence. De surcroit peuplé de juifs au milieu d’un vaste espace musulman. Juifs luttant à leur tour pour maintenir l’espace géographique et politique de leur existence. Pour ne pas disparaitre. Eux qu’un fou sanguinaire avait essayé d’éradiquer de la surface de la planète.

Autant dire qu’il fallait une sacrée dose d’optimisme pour croire que cela allait fonctionner. Des lors, la souffrance du peuple palestinien a été utilisée, instrumentalisée, par nombre de mouvements djihadistes comme un symbole de l’humiliation que l’Occident (chrétien et juif) a fait subir à la culture musulmane. Les images d’enfants gazaouis démembrés, ensanglantés, sont utilisées pour recruter, jusque dans les ghettos des banlieues européennes où l’humiliation économique, sociale, le passer colonial permettent de faire résonner le message. Désormais s’y ajoutent les images d’enfants syriens, irakiens, libyens. Comme le souligne l’islamologue François Burgat, la réponse a l’écrasement se cherche un  véhicule identitaire, culturel. On cherche à hisser ses propres couleurs pour bien se différencier de l’ennemi. Car, que peuvent penser les habitants d’Irak, de Syrie, de Libye, dont la France et le Royaume-Uni ont morcelé les territoires au début du XXe siècle après les avoir colonisés, qui ont à nouveau été envahis par les Américains et les Français, dont les maisons sont détruites, dont les économies sont effondrées, mais qui peuvent voir sur leurs téléviseurs ou écrans de smartphone que, dans nos pays, règnent la paix et une certain opulence? Que peut penser une partie de la jeunesse issue de l’immigration des pays colonisés par la France, reléguée dans des ghettos périphériques, stigmatisée, mais en même temps excitée par l’appétit consumériste, la culture du fric qui a déjà fait tant de ravages dans les banlieues majoritairement peuplées de Latinos et d’Afro-Américains aux Etats-Unis ?

Qu’est-ce que cette jeunesse, dont la culture a été rabaissée par la colonisation politique, puis économique de l’Occident, peut envisager pour redresser la tête, tout en défendant son identité propre ? Le voile, la barbe, le Coran. Comme des étendards. Et bonne nouvelle, une secte s’est structurée en armée pour les accueillir.

Il ne s’agit pas de nier la folie destructrice que porte la secte Daech, mais de se demander ce qui peut rendre une partie de la population perméable à ses concepts. Comme une partie de la population allemande l’a été au nazisme La folie pousse sur un terreau, comme les insectes ravageurs fondent sur les plantes affaiblies par un sol malade.

Notre politique sécuritaire, si nécessaire soit-elle, ressemble aux épandages de pesticides, au traitement que l’on applique lorsqu’il est trop tard et que le mal est fait. Mais si nous ne soignons pas le terrain, si nous n’agissons pas à la racine du mal, nous serons condamnés à reproduire le traitement, encore et encore. Avec les conséquences à long terme que nous connaissons. Nous agissons comme des « pompiers pyromanes» selon l’expression chère à Pierre Rabhi. Humiliant, manipulant, finançant d’une part et tentant de contenir les conséquences de l’autre.

Je ne prétends pas être un expert en géopolitique ou en terrorisme international. J’ai seulement passé quelques années au Moyen-Orient, au Maghreb, à tenter de rapprocher Israéliens et Palestiniens, juifs et musulmans. Mais je pense y avoir appris une chose : la violence, le terrorisme se nourrissent de l’humiliation. Nulle issue ne pourra être trouvée aux défis que nous affrontons sans rendre aux populations de Gaza, de Bagdad, de Mossoul, de Homs, de Tripoli, mais aussi des banlieues déshéritées de Paris, Bruxelles, Londres ou Barcelone, des faubourgs de Ouagadougou et de Bamako, leur dignité, leur indépendance économique et politique. La capacité de penser par eux-mêmes, d’orienter leur propre destin, affranchi du joug d’un ultralibéralisme prédateur, invasif, tout autant que des fanatiques islamiques.

Pour cela, il me semble que nous devons comprendre les récits qui s’entrechoquent et ont construit notre histoire commune. Retrouver notre capacité d’accepter l’altérite, de faire preuve d’empathie, de pouvoir nous identifier au sort de ces peuples. Dans cette bataille, il ne nous faudra pas que des armes, des cameras de vidéo surveillance et des policiers, mais également l’apport précieux de la littérature, du cinéma, de l’histoire, de la rencontre et de la démocratie. Par la culture, par le pardon, peut-être pourrons-nous nous comprendre et imaginer ensemble un avenir commun. Par une véritable démocratie, nous pourrons le construire.

 

 

Dimanche 7 mai 2017 : ne jouons pas avec le feu !

(appel de l’association Coup de soleil –Midi Pyrénées, à l’occasion des élections présidentielles françaises)

 Tout comme notre association nationale (voir http://coupdesoleil.net/blog/au-racisme-coup-de-soleil-et-elections-presidentielles-francaises-2007/), la section toulousaine de Coup de soleil appelle à barrer la route au Front national. (Texte adopté en réunion le 5 mai 2017)

 Dimanche 21 avril 2002, résultats du 1er tour de l’élection présidentielle française : le leader de l’extrême droite est qualifié pour le second tour (16,86%). Dix jours plus tard, le 1er mai 2002, les adhérents de Coup de soleil ont alors massivement participé aux manifestations de Paris, Lyon, Marseille, Montpellier et Toulouse. De manière toujours « a-politique » et toujours « positive », comme le veut la charte de notre association, nous défilions à Paris sous la banderole «  Pour une société française sûre d’elle-même, ouverte au monde et fraternelle ».

A coup de soleil, on discute!

A coup de soleil, on discute!

Dimanche 23 avril 2017, quinze ans après, résultats du 1er tour de l’élection présidentielle française : la cheffe de l’extrême droite est qualifiée pour le second tour (21,30%). Pour Coup de soleil en Midi Pyrénées, les choses sont claires : comme en 2002, et même beaucoup plus qu’en 2002, le danger est immense. Pour celles et ceux qui adhèrent à Coup de soleil, qui en sont proches, qui partagent nos valeurs, pas de vote Le Pen, cela va de soi ! A nous de faire que la liberté, l’égalité et la fraternité ne soient pas remises en cause dans notre pays.

 

Pizzeria Belfort, Zoubir et Hafid: notre maison commune

La cave, lieu magique des specacles

La cave, lieu magique des specacles

L’association Coup de Soleil Midi-Pyrénées veut exprimer sa profonde reconnaissance et son soutien à la Pizzeria de Belfort, à Zoubir et Hafid ses animateurs.

Ce lieu, qui nous permet de nous réunir régulièrement, en tant qu’association, depuis des années, est surtout un endroit où se vit une culture vivante, métissée et populaire, et ce dans un quartier totalement déserté.

la place, la nuit

la place, la nuit

Nous y avons toutes et tous vécu de très beaux moments de convivialité où, « pour une petite pizza de 10 euros » nous retrouvions cette « fraternité humaine » qui fait tant défaut ailleurs. Nous y avons applaudi des poètes sans prétention, des musiciens sans partition, des déclameurs, des vidéastes engagés, des militants de causes lointaines, des utopistes du dimanche…

Fermer c’est tuer ce lieu.

les fans, devant la pizzeria

les fans, devant la pizzeria

Alors nous demandons que des travaux soient entrepris pour régler les problèmes de sécurité qui entrainent sa fermeture. Il faut vraiment que la Pizzeria de Belfort soit aidée par la Mairie, par la Région, par les services culturels et par les associations pour que l’Étoile de Belfort puisse continuer à vivre et à donner du rêve et de l‘amitié  à ces « clients ».