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 La lauréate du prix « Coup de Coeur » 2016 :

Souad Benkirane, Les quatre saisons du citronnier

Editions Karthala

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Au Maroc, au début du XXe siècle, des femmes venaient encore, sous la contrainte, grossir le cheptel des harems du pays. Enlevées dans les campagnes marocaines, elles étaient vendues au plus offrant partout dans le royaume. Esclaves, concubines ou épouses, obligées de vivre sous le même toit, elles se sont liées d’amitié ou haïes, mais elles sont restées unies par le drame de leur arrachement, souvent très jeunes, à leur famille.

Dans ce premier roman, Souad Benkirane nous livre avec pudeur et justesse la vie de sa grand-mère, qui a partagé l’histoire de ces femmes, et qui a su faire face, avec force et philosophie, aux différentes saisons de la vie, tantôt acides, tantôt lumineuses…

 Les autres romans sélectionnés pour le 11ème prix « Coup de coeur »

Septembre 2015- Avril 2016

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Jacques Alessandra, Café Yacine

 Editions L'Harmattan

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Un homme retourne dans son Algérie natale après de longues années d’absence. Une occasion rêvée de revoir Nedjma et de renouer avec ses origines. Dans ce récit, à la fois remontée dans le temps et traversée du présent, les murs du Café Yacine deviennent l’épicentre d’une histoire sans fin, où se reconstruisent les moments forts d’une famille, mais aussi l’histoire de Constantine depuis l’époque romaine jusqu’à la présence française, la résistance algérienne, l’exode des Pieds-Noirs.

 

 

Azza Filali, Les intranquilles

Editions Elyzad

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L’espoir que fait naître une révolution est immense, un tournant de l’histoire radical auquel il est difficile de s’adapter : tout est à réinventer dans une société forcément partagée entre réconfort de ce qui fut et l’espérance de ce qui sera. Si l’on peut bouleverser un régime politique d’un soulèvement collectif, la mise en place d’un nouveau système mettra un temps certain, durant lequel, chacun cherchera quels bénéfices lui ont apporté cette levée de masse vers des jours meilleurs.
Dans son roman, Azza Filali nous montre la vie post-révolutionnaire de tous les jours, celle de tout un chacun. Les événements qui continuent de frémir touchent un peuple entier. Les rapports entre les gens sont souvent altérés parce qu’il est parfois peu aisé de comprendre l’autre, de trouver sa place sur un échiquier sans cesse en mouvement, lorsque les repères disparaissent, que l’avenir n’est plus qu’une idée en gestation.
Puis, il y a la solidarité qui s’installe entre gens de bonne volonté, ces petits gestes éclairant des jours meilleurs sur des souvenirs trop lourds de l’ancien régime. La nature n’aime pas le vide : en l’attente d’un avenir commun la vie renaît doucement selon les affinités. C’est un livre chargé d’humanité, démontrant les paradoxes d’un peuple en devenir où les aspirations des uns ne rejoint pas toujours celles des autres : mais n’est-ce pas aussi cela l’apprentissage de la démocratie ?

 

Idoumou, Igdi,les voies du temps

Editions Cécile Langlois

 

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Un père meurtri au plus profond de son être par l’opprobe qui s’est abattu sur sa maison.Une épouse murée dans un silence douloureux. Et Igdi, jeune fille dont les larmes abondantes et amères ont creusé des sillons profonds sur ses joues pâles.

La densité des sentiments des personnages, leur volonté de vivre malgré les lacérations de leurs âmes et les outrages, font de ce roman une oeuvre poétique et tragique.

 

Valérie Zenatti, Jacob, jacob,

Editions de l’olivier

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D’après l’Express : « C’est l’histoire d’une photo. Quatre jeunes hommes posant fièrement devant une réplique du Normandie, à Alger. “Vive l’armée française”, trace l’un des appelés, Jacob Melki, en ce mois d’août 1944, à la veille du débarquement en Provence. Jacob, natif de Constantine, mort à 19 ans, 7 mois et 10 jours sur le front alsacien, n’est autre que le grand-oncle de Valérie Zenatti. Et une figure emblématique de la famille maternelle de la romancière de 44 ans, qui, élevée en Israël, s’est longtemps tenue à l’écart de cette parentèle. »

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