Evénements



Education algérienne: colonisation et après, à Rouen

Affiche de l'exposition

 

csm_2017-Alge__rie_livre_9353c430b4Le musée national de l’éducation à Rouen présente pendant un an (avril 2017 : avril 2018) son exposition « L’école en Algérie, l’Algérie à l’école », essentiellement consacrée à l’époque coloniale (1930-1962). https://www.reseau-canope.fr/musee/fr/connaitre/les-expositions/exposition/lecole-en-algerie-lalgerie-a-lecole.html Ce choix permet de montrer comment l’Algérie coloniale a créé les élites modernes, qui gouvernent le pays depuis plus d’un demi-siècle, mais aussi à quel point la politique algérienne de la France a été hésitante et restrictive dans la formation de ces élites. L’abondance des documents disponibles permet une présentation très riche. La contre-partie pour le visiteur est parfois trop de dispersion, la faible visibilité de beaucoup de documents étant accentuée par la petite taille des pièces ou des notices, présentées avec un éclairage discret.

 

Revenons à l’essentiel : une affiche de qualité, due à Jacques Ferrandez, des vidéos -27 au total – en particulier deux grands écrans où les orateurs vont à l’essentiel (entre autres, Marc Ferro, grand historien de la colonisation), une thématique ciblée sur ce qu’a été l’école pour ceux qui vont devenir « les algériens », alors que l’effort scolaire principal du gouvernement français portait sur ce qui était une province coloniale de la France. Les documents qui composent le volet « L’Algérie à l’école [en France] » montrent, classiquement, ce que fut la glorification de « l’œuvre de la France », mais aussi l’incorporation à la culture française d’un exotisme, certes mondial, mais dont l’exemple le meilleur est sans cesse cette Algérie située à une journée de bateau de Marseille. L’exposition est accompagnée par un livre qui est beaucoup plus qu’un catalogue d’accompagnement, coordonné par deux responsables de l’exposition, Jean-Robert Henry et Florence Hurowicz (Canopé éditions, 2017, in 4°, 110 p. bibliographie)

 

csm_2017-Alge__rie_Ferrandez_d9ddabdae1Le livre, plus que l’exposition, fait une part très originale au thème peu connu de ce que fut le développement d’un enseignement « franco-arabe » moderne dès 1850. Côté colonial, il est destiné à former dans trois medersas des gens de lois du droit privé musulman (fiqh), mais aussi des interprètes pour l’administration, des cadres scolaires et religieux. Enseignement de qualité qui dès le début du Xxe siècle assure la formation de petites élites algériennes modernes, parfois d’origine sociale modeste, qui vont penser la société algérienne du futur. Mais dans les années 1930- 1960 un autre enseignement moderne franco-arabe voit le jour à l’initiative du cheikh Abdelhamid Ben Badis, fondé sur une réforme moderniste de l’islam. Ces écoles privées, tolérées par l’administration, dépendant des dons des fidèles, atteignent surtout dans les couches moyennes urbaines des jeunes qui souvent suivent cette scolarité en même temps que celle des écoles laïques publiques purement francophones.

 

la part des "indigènes" dans une classe primaire des années 1940

la part des “indigènes” dans une classe primaire des années 1930 (?) à Mostaganem

Autre chapitre plus détaillé dans le livre que dans l’exposition, les 50 ans de développement de l’école dans l’Algérie indépendante. C’est le temps d’une scolarisation intense : à partir d’une situation où moins de 10% des enfants « musulmans » étaient scolarisés en 1945 (avec un très fort déséquilibre au détriment des filles), les années 1945- 1962 font sans doute monter ce chiffre à 25%… dans l’urgence puis dans la guerre. Alors vient l’effort de l’Etat algérien pendant le demi-siècle suivant, dans un contexte de très forte croissance du nombre d’enfants jusque vers 1985. Il aboutit à une scolarisation à peu près complète dès le début du XXIe siècle. Cette scolarisation, à tous les niveaux est un enjeu fondamental de la modernisation de l’Algérie, en particulier en ce qui concerne les modèles culturels et les langues utilisées. En 1962 les effectifs réduits d’enseignants français restés dans le pays sont considérablement renforcés par l’apport des coopérants, majoritairement financés par la France, pour participer à l’invention d’une formation moderne nouvelle (http://alger-mexico-tunis.fr/?p=565 J.-R. Henry a particpé a l’étude de cette invention). Les étrangers et une petite minorité d’Algériens sont aussi accueillis dans des établissements officiels français aux effectifs très fluctuants. Parallèlement s’impose dès 1966 une arabisation de l’enseignement public à tous les niveaux, fluctuante elle aussi, mais n’excluant totalement que l’enseignement scientifique au niveau universitaire. La langue arabe utilisée pose problème, comme le corps enseignant, en partie renforcé à la fin des années 1960 par des maîtres venus du Moyen-Orient. A aucun moment n’aboutissent les projets de prise en compte des langues maternelles non écrites que sont l’arabe dialectal (darija) et le berbère (tamazight). Enfin la liberté est donnée en fait à partir de 1989 pour des écoles privées (généralement chères et donc très minoritaires), parfois arabophones, religieuses et liées au Moyen orient, plus souvent francophones et modernistes.

 

Le bilinguisme réel qui règne en Algérie plus encore qu’en Tunisie et au Maroc est le résultat de cet immense effort de scolarisation dont les contenus n’ont pas effacé l’héritage colonial.

wikipedia: quelles langues pour quelles encyclopédies?

bible de Luther en allemand, 16e siècle

bible de Luther en allemand, 16e siècle

Langue arabe : encore de la géopolitique du monde arabe

Wikipedia est depuis quinze ans l’outil encyclopédique incontournable de la connaissance, avec ses biais, ses failles, mais avec un auto-contrôle remarquable. Surtout en comparaison des innombrables sites qui à peine connaissent le contrôle minimal d’y interdire la pornographie violente et la violence « politique » extrême, contrôle exercé par google et ses concurrents comme par les Etats d’accueil des sites. Wikipedia, qui s’auto-contrôle, nous concerne, nous autres qui mettons tous nos efforts à promouvoir une culture commune au Maghreb et à la France. Nous avons besoin de cette encyclopédie internationale et multilangue.

On sait que wikipedia est d’abord né en anglais (autour de 5,5 millions d’articles). Les communautés linguistiques de partout s’y sont mises : actuellement plus de 250 langues possèdent des wikipedia. Un exemple : 140000 articles pour la version croate (différente de la version serbe, pour deux langues à peine séparées… sauf par des conflits politiques et par deux alphabets, l’un cyrillique, l’autre latin). Bien sûr, comme dans tout travail encyclopédique, chacun traduit dans sa langue l’existant en l’adaptant, en puisant dans le stock international, en fait essentiellement anglais, avant de se lancer dans des articles originaux (sur son propre pays, sa propre cultures…), à leur tour traduits ou adaptés dans d’autres langues. Le volume d’un wikipedia reflète l’importance de chaque communauté linguistique, mais aussi le degré de bilinguisme de celle-ci. Les rangs 2 et 3 des wikipedias, après l’anglais sont occupés au coude à coude par l’allemand et le français (près de 2 millions d’articles). Quand le rang d’une langue est bas par rapport à la masse de sa population (ou de sa communauté scientifique et culturelle), c’est en général parce que les cercles cultivés y sont particulièrement bilingues (anglophones le plus souvent) : ainsi explique-t-on que le rang de l’espagnol soit bas en comparaison du portugais et de l’italien.

Nul doute que les pays arabes ne soient dans cette situation de bilinguisme élevé, renforçant la production comme l’usage d’articles de wikipedia principalement en anglais mais aussi largement en français. Cependant le wikipedia en arabe existe bien et contient 400000 articles. La part respective des pays « producteurs » d’articles en arabe nous intéresse : en pourcentage, Saoudiens 23, Egyptiens 19, Marocains 8, Algériens 7, Irakiens 4, Jordaniens 4, Palestiniens 3, Tunisiens 3, Emiratis 2, Israéliens 2. De cette importance du bilinguisme et de la traduction en pays arabophone, une anecdote significative : un journaliste israélien dans son commentaire critique du wikipedia arabe signale des articles qui ne sont pas des traductions assez fidèles du wikipedia anglais ! De son côté le wikipedia en hébreu contient 200000 articles. Au travail, amis lisant l’arabe et/ou l’hébreu pour nous dire la part des articles originaux et des articles traduits de l’anglais dans ces deux wikipedias… Et à nous autres francophones le travail d’enrichir les matériaux encyclopédiques. Après tout, le site de Coup de Soleil est la base de donnée francophone la plus abondante sur les sociétés et les littératures franco-maghrébines, avec un répertoire alphabétique de 1500 livres accueillis pour signature au Maghreb des livres depuis 12 ans et 360 articles décrivant essentiellement des livres sur ces sociétés et ces littératures franco-maghrébines.

Wassyla Tamzali, une histoire autobiographique

Wassyla Tamzali en lecture

Wassyla Tamzali en lecture

Education algérienne, de la révolution à la décennie noire, Wassyla Tamzali, Gallimard- Témoins, 2007, 260 p.

Souvenirs tressés dans la langue exceptionnelle de cette femme qui sort de l’adolescence avec l’indépendance algérienne, née d’une bonne famille qu’elle décrit avec nostalgie et saveur. Le titre rappelle ce livre très dur, Education européenne, de Romain Gary (les partisans dans la seconde guerre mondiale en Europe orientale).

La première partie, la plus longue, cible la politique des premières années de l’Algérie indépendante, vue par une fille de la « haute » prise à 20 ans dans ce nouveau pays qui pour elle est une communauté fraternelle dont elle découvre lentement qui sont les « grands frères », ceux qui occupent le pouvoir et en jouissent, eux les hommes francophones, en laissant leur part du butin aux petits cadres ruraux plus machos encore qu’eux, pieux, ignares, parlant darija, qui peu à peu vont devenir la machine intégriste dominante et tolérée par la caste militaire de ces grands frères.

Vient en seconde partie, La maison pourfendue, un récit qui tourne autour de la maison familiale dans l’arrière pays de Bejaia, avec des souvenirs échelonnés, depuis le départ familial au sein de la guerre d’Algérie jusqu’à la retrouvaille, après la longue période de confiscation révolutionnaire, de la ruine « rendue » aux Tamzali, mais occupée par les familles misérables qui y ont squatté.

Jacques Ferrandez présente Le premier homme de Albert Camus

 

Jacques Ferrandez en signature au Maghreb des livres 2017

Jacques Ferrandez en signature au Maghreb des livres 2017

Le 20 septembre 2017, à 18h30, à la Maison de l’Amérique Latine, venez dialoguer avec Jacques Ferrandez sur son nouvel album tiré de Le premier homme de Albert Camus, avec la présentation et les commentaires de Colette Fellous, Georges Morin et Agnès Spiquel (inscrivez-vous et voyez plus de détail en cliquant sur le flyer ci-dessous)

http://coupdesoleil.net/wp-content/uploads/2017/09/PJ-03_Rencontre_Jacques_Ferrandez_20-09-17.pdf

Zeghidour: remémorer les camps de regroupement de la guerre 1954-1962

Slimane Zeghidour

Slimane Zeghidour

Slimane Zeghidour, Sors, la route t’attend (mon village en Kabylie, 1954-1962), Les Arènes, 2017, 294 p. avec une chronologie « une enfance bouleversée par la guerre » et un glossaire du « sabir » (saber en espagnol…), c’est à dire de la synthèse parlée par les Algériens (encore plus que les autres maghrébins) en réutilisant le vocabulaire français au sein de la darija comme de la tamazigh.

la classe de madame Cabanel, avec au premier rang Slimane Zeghidour

la classe de madame Cabanel, avec au premier rang Slimane Zeghidour».

Zéghidour, homme de radio et de télévision, connu aussi pour des livres « grand public » sur l’islam, nous dit qu’il a mis vingt ans à « boucler » son livre de souvenirs d’enfance au sein de la guerre d’Algérie, enfance d’un petit Kabyle « civilisé » par la guerre… dans les camps de regroupement où il a appris le monde moderne, entre autre grâce à son institutrice, madame Cabanel. Rappelons que ce camp était jointif avec un grand chantier de barrage, employant une masse de salariés locaux, donc un lieu qui a bénéficié au plus haut point de l’investissement en équipement dont le symbole fut le « Plan de Constantine ».

La qualité d’écriture de ces souvenirs où tout ce que perçoit l’enfant est un monde de nuances va avec une analyse en perspective de tout ce qu’il a appris sur sa propre enfance en questionnant son entourage et en recoupant les témoignages. Ce monde sensible est celui du village isolé, puis celui du camp (des camps successifs) où sa famille est contrainte de vivre. Zheguidour a aussi enquêté sur ce qu’ont été les camps de regroupement, les SAS, la destruction des zones rurales « interdites », la prise en main des populations par le FLN, à qui appartient la nuit alors que le jour appartient à l’armée française, la fin de la guerre qui met fin très vite au « système » des Français sans que l’Etat algérien ne puisse ou ne veuille assurer une reconstruction des immenses zones rurales détruites, dont sont issues les énormes masses de « néo-urbains » brutalement établies dans ce qui n’est plus campagne et tarde tant devenir ville.

Pour le témoignage, nous n’en avions lu qu’un de la même qualité, le livre La Temesguida, http://coupdesoleil.net/blog/la-temesguida-une-enfance-dans-la-guerre-dalgerie-aissa-touati-et-regis-guyotat/, œuvre non d’un intellectuel de la plume et de la parole comme Zéghidour, mais d’un autodidacte aidé par un journaliste. Pour l’analyse du monde des regroupements et des SAS qui en sont le complément, nous avons des témoignages du côté « français », comme celui de Michel Bibard, http://alger-mexico-tunis.fr/?p=784 , des analyses importantes d’historiens http://alger-mexico-tunis.fr/?p=780, mais pas encore d’analyse aussi lucide que ce livre écrit par un Algérien. S’il fallait retenir la piste la plus féconde de cet ouvrage, ce serait sa démonstration que, pour le meilleur et pour le pire, c’est au sein même de la guerre civile des années 1954-1962 que la modernité du peuple algérien s’est forgée, modernité de ce fait beaucoup plus traumatique que celle de ses voisins maghrébins, marocains ou tunisiens. Slimane est venu signer son livre en dédicace au Maghreb des livres de février 2017, merci à lui. Pour en savoir plus: “Slimane Zeghidour, retour en Kabylie”, par Elie Barnavi, L’histoire, p.28-29, N° 435, mai 2017.

Maghreb des livres 2017: coup de soleil présente ses auteurs

Quelques 130 écrivain(e)s ont été invités à venir signer leurs livres (presque tous ont pu venir…), mais aussi sont venus participer à des entretiens avec Catherine Dupons-Humbert ou à des cafés littéraires organisés par Yves Chemla. Et puis d’autres, venus participer à des tables rondes et autres cartes blanches, ou à montrer leurs talents de graphistes, calligraphes, caricaturistes. Et enfin ceux qui venaient présenter la revue qu’ils animent, ou exposer leurs tableaux. De nombreux amis sont venus nous voir, ou voir les écrivains et artistes.

Nos photographes ne pouvaient être partout à la fois ni “mitrailler” pendant les quinze heures d’ouverture de ce salon du livre “maghrébin”. Nous avons puisé dans les collections de Monique Chaïbi (cette collection est présente sur le Facebook de Coup de soleil Languedoc), Mauricette Mazzanti, et Philippe Sabatier. Et si d’autres spectateurs du Maghreb des livres 2017, d’autres militants de Coup de soleil nous envoient leurs images, fixes ou animées, comme leurs commentaires écrits à ce qu’ils ont vu et entendu, comptez sur nous pour publier ce que nous recevrons! Et voici déjà plus de cent images pour remémorer notre Maghreb des livres de 2017.

Alors ci-dessous, le “trombinoscope” de nos auteurs et amis, par ordre alphabétique… et nous donnerons un prix à tous ceux qui signaleront nos erreurs d’identification des personnages, bien sûr.

Ecrivains au Maghreb des livres 2017, liste alphabétique des images (certaines identifications et leur orthographe sont à vérifier…)

Mouloud Achour Kaouter Adimi N. AGSOUS Lounis AÏT MENGUELLET Allagui Karim Amellal Faïrouz Amouri Mohamed Amouri Rachid Arhab Cécile Atlan Bouchera Azzouz Hedia Baraket Mohammed BEDJAOUI Guy Bedos Yahia Belaskri Lotfi BELHASSINE Abdelkrim Benbelkacem Samira BENDRIS OULEBSIR Frédéric BENIADA Omar Benlaala Anouar Benmalek Maïssa Bey Mohamed A Bouaoune Boussad Boucenna Sébastien Boussois Michel Canesi Mehdi Charef Faouzia Charfi Magyd Cherfi Alice Cherki Ali CHIBANI Marie Chominot Daïffa Kamel Daoud Abdelkader Daoudi Christian Delorme Sylvie Deverhere Abdelkader Djamaï Karim DJEBIBA Christine DUMONT-LEGER Hayat El Yamani Fériel FATES Colette FELLOUS Jacques Ferrandez Jacques Fournier Jacques Frémeaux Mohamed Ghafir GYPS Hubert Haddad Nora Hamadi Zine Elabidine HAMDA CHERIF Assiya Hamza Christiane Hessel Arezki Idjérouidène Luc Jennepin M. KABBAL Yasmina Karima Kendib Lynda KOUDACHE Kris Philippe Langenieux-Villard Waciny Laredj Fouad Laroui Khalid LYAMLAHY Djamel Mati Fadila Mehal Fawsi Mellah Brahim Metiba Smaïl Metmati Mohamed Nedali Ourida Nekkache Nocq Hela OUARDI Cécile Ouhmani Mazarine Pingeot Henri POUILLOT Jamil Rahmani Abdelkader Railane Adel Riam Reda Sadiki Ysabel Saïah Baudis Salama Jean-Marc Salmon Leïla Sebbar Rachid Sguini Mohand SIDI-SAÏD Slim Salah STETIE Benjamin Stora Akli Tadjer Valensi, Armand VIAL Tounsi Youcef Amine Zaoui Soufiane Zitouni Fawzia Zouari

Maghreb des livres 2017: une cuvée de vedettes?

Organiser un salon du livre, c’est inviter de nombreux écrivains parfois inconnus… mais que nous aidons à faire connaître et qui dans un jour ou dans cinq ans seront des vedettes. Alors merci à nos vedettes de maintenant qui aident à faire connaître nos vedettes de bientôt. Et ne croyez pas que cette brochette de plus d’une vingtaine d’écrivain(e)s soit “tous” ceux que vous avez pu rencontrer:  juste des arbres qui cachent la forêt…

Voici le buisson: Adimi, Amellal, Azzouz,Bedos, Belaskri, Daoud, Canesi, Chibani, Ben Malek, Charfi, Cherki, Gyps, Houardi, Kacem, Mellah, Metiba, Pingeot, Rahmani, Sebbar, Zouari…

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Au Maghreb des livres 2017: organisateurs, bénévoles

Dix mois pour préparer notre salon de février… et le temps que nous pouvons pour assurer sa valorisation après… Quelques uns d’entre nous consacrent l’année entière à notre manifestation annuelle, d’autres quelques mois, quelques semaines ou sont “sur le pont” pour les deux jours d’ouverture au public.

Organisateurs, bénévoles, prestataires au Maghreb des livres 2017 : liste alphabétique des images

Sadia Barèche Claude Bataillon Françoise Bataillon Louise Bataillon Tewfik Benkriti Mourad Bouaziz Karim Brahim Yves Chemla Catherine Dupont-Humbert Jean-Baptiste Gaillard Hamza Amir Hassan Yasmina Houari Edouard Hureau Micheline Kouas Lyes Karim Mechaï Samia Messaoudi Marie-France de Mirbeck Milaja Jam Abdelillah Mniai Georges Morin Claudine Nissou Jacqueline Oumer Parienty Janaïna Pimentel Michèle Rodary Edith Toubiana Cherif Touri Michel Wilson Michel Yvon Nadia Zouala

 

Parmi cette équipe, des responsables, bien peu de “salariés”, beaucoup de bénévoles; les uns ont de nombreuses années d’expérience, d’autres ont découvert le Maghreb des livres en 2017.

Bienvenue à Madagascar/ Franssou Prenant : filmer Alger

Bienvenue à Madagascar/ Franssou Prenant : filmer Alger

Franssou Prenant

Franssou Prenant

La Chine est encore loin pour parler de l’Aurès, alors pourquoi pas Madagascar pour parler d’Alger ? Si la récitante / auteure du film a été compagne de l’ambassadeur à Alger de cet autre pays africain ?

Avant tout, Franssou Prenant est de métier monteuse de films autant qu’auteure. Elle part de la nostalgie de l’Alger de sa jeunesse (1962- 1966, à 10- 14 ans). Elle a un « œil de caméra » exceptionnel, pour filmer la ville d’Alger et ses gens. De cette ville si délabrée elle tire une poésie du quotidien, avec le ballet d’une bouteille en plastique prise dans le tourbillon du vent ou dans une vague, avec les murs et les escaliers, avec les ciels et la mer. C’est le rythme de ces images qui commande le film, mosaïque et kaléidoscope. On a même droit au peintre Marquet…

th-1Mais le film n’est pas muet et c’est là qu’il pose problème. Les séquences sonores sont aussi brèves que les plans visuels et le mélange des deux relève de rêveries et d’associations d’idées, sans cohérence mutuelle entre l’image et le son. Des murmures d’introspection se tressent avec du commentaire politique contemporain, ou avec la voix d’André, père de l’auteure, racontant son voyage en 1946 de Marseille à la frontière saharo- marocaine.

Les amoureux d’Alger trouveront leur compte dans ce film, mais il n’aidera pas les néophytes à la découverte de ce pays.

Visite en images au Maghreb des livres 2017

Nos photographes vous invitent… Quand Coup de soleil éditait un bulletin “papier”, nous y avions souvent rendu compte du Maghreb des livres en visitant ce salon du livre pas à pas. Maintenant, est-ce la surabondance d’images disponibles qui nous a freiné? Comment identifier tant de gens? Comment choisir la bonne photo parmi plusieurs? Alors renouons avec la promenade guidée… et écrivez-nous si des erreurs se glissent dans notre conversation visuelle avec tant de personnages! Rappelons qu’un diaporama du Maghreb des livres 2015 nous avait été donné par Marc Bernard http://alger-mexico-tunis.fr/?p=1221,

Nous avons puisé dans les collections de Monique Chaïbi (présente sur le Facebook de Coup de soleil Languedoc), Mauricette Mazzanti, et Philippe Sabatier.

16807053_1804334866259341_3769514395434490650_nL’Hotel de ville de Paris, tout le monde le voit depuis la rive gauche, en bordure de Seine.

 

 

 

16832332_1804339666258861_1508677402095711650_n16830771_1804336282925866_5878455357892435828_n

Le Maghreb des livres est une occasion exceptionnelle de visiter les décorations néo-classiques de ces salons aménagés voici quelque 130 ans

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auditorium: le public

auditorium: le public

Salle Lacoste, le public

Salle Lacoste, le public

L’accueil en haut de l’escalier d’honneur est un premier contact avec l’association Coup de soleil pour les auteurs comme pour le public.

En sous-sol, pour la première fois, nous sommes accueillis à l’auditorium (neuf manifestations) comme à la salle Lacoste (dix manifestations). C’est là que Yves Chemla a organisé cinq cafés littéraires.

Alignement des écrivains autour de Yves Chemla (Algérie en bulle)

Alignement des écrivains autour de Yves Chemla (Algérie en bulle)

C’est là aussi que les comédiens de la Compagnie du dernier étage (Louise Bataillon et Edouard Hureau) ont lu les textes qu’ils ont sélectionnés et montés, de quatre grands disparus, après avoir pu répéter leur présentation.

Louise Bataillon en répétition

Louise Bataillon en répétition

Edouard Hureau en répétition

Edouard Hureau en répétition

Donnant sur les jardins de l’Hôtel de ville et sur la Seine, le Salon Laurens nous est familier: il a accueilli en 2017  la présentation en entretien de vingt-sept livres par leurs auteurs, plus trois autres manifestations. C’est là que la journaliste Catherine Dupont-Humbert a reçu les auteurs

au salon J-P Laurens, le public

au salon J-P Laurens, le public

Fawsi Mellah en entretien avec Catherine Dupont-Humbert

Fawsi Mellah en entretien avec Catherine Dupont-Humbert

des murs de livres en librairie

des murs de livres en librairie

librairie: les milliers de livres...

librairie: les milliers de livres…

librairie, table

librairie, table

La librairie, logée dans un espace nouveau,  expose et met en vente des milliers de livres, exposés largement sur les tables où se presse le public: grâce à Philippe Touron, Roger Tavernier et tant d’autres, c’est le coeur du Maghreb des livres.

Hela OUARDI en signature

Hela OUARDI en signature

Hayat El Yamani en signature

Hayat El Yamani en signature

Lynda KOUDACHE en signature

Lynda KOUDACHE en signature

En bordure de la librairie, le pourtour de la salle est occupé par les tables des auteurs en dédicaces

GYPS à la table des graphistes

GYPS à la table des graphistes

Daïffa dessine

Daïffa dessine

table des calligraphes

table des calligraphes

Comme par les graphistes, bédéistes, caricaturistes et calligraphes

au stand des revues

au stand des revues

Samia Messaoudi, organisatrice du stand des revues

Samia Messaoudi, organisatrice du stand des revues

G Morin en conversation avec la revue « Le 1 »

G Morin en conversation avec la revue « Le 1 »

Un espace est consacré aux revues, lieu d’accueil et de discussions.

Enfin le public se presse au café maure, lieu de repos et de rencontres entre anciens et nouveaux amis.

au café maure, côté bar

au café maure, côté bar

Au grand buffet d'accueil au café maure

Au grand buffet d’accueil au café maure

heure du repas au café maure

heure du repas au café maure

 

 

 

Et puis les organisateurs, en coulisses ou dans l’espace de réception

Janaïna PIMENTEL à l'organisation

Janaïna PIMENTEL à l’organisation

J-B Gaillard et G. Morin: les organisateurs aux manettes

J-B Gaillard et G. Morin: les organisateurs aux manettes

avant l'ouverture du Maghreb des livres, les organisateurs réunis en ultime conférence

avant l’ouverture du Maghreb des livres, les organisateurs réunis en ultime conférence